Iggy Pop·Musique

Be your dog

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Hier soir j’ai vécu mon deuxième concert d’Iggy Pop en trois mois et demi. Plus de trois mois à l’écouter tous les jours. Vraiment tous les jours. Quand je suis sortie du Grand Rex à minuit le 15 mai, je savais que j’avais vécu un moment d’exception. J’en ai parlé ici. Il est l’élément déclencheur de ce blog. Mais pas seulement du blog.

Aujourd’hui, Iggy et Jim ne font plus qu’un pour moi. Son personnage de chien fou sur scène et quand il faut faire son show pour le public et la presse. Haranguant son public, criant à son groupe de jouer plus fort. Se frottant aux gens, ne laissant plus son jean descendre trop bas. Le chanteur qui se donne aux gens. « Baise moi » « fuck me », il nous l’a encore crié hier soir. Et l’homme, fin, intelligent, très cultivé, curieux et ouvert d’esprit. Incroyablement modeste « Ce n’est pas parce que c’est moi qui dit tout ça, que c’est plus important que ce vous auriez à dire » à la fin d’une conférence qu’il avait été invité à donner. A voir ici (en anglais et sans sous titres). La scène et la vie. Le show et la finesse. Et l’exigence toujours. Comme je l’admire pour ça. Il devient un modèle pour moi.

Depuis le soir du Grand Rex j’ai beaucoup, beaucoup, lu, regardé, écouté à son sujet. J’en savais déjà beaucoup sur lui. Mais le regarder devant une caméra, que se soit sur scène où devant une équipe de journaliste. Je ne l’avais pas beaucoup fait. Depuis quelques mois j’écoute son émission sur la radio de la BBC, quelques épisodes ici. Et tous les titres qu’il a diffusé depuis deux ans dans un autre onglet. C’est en l’écoutant là que je l’ai encore plus aimé. C’est vraiment son émission. Il en est le créateur, c’est sa playlist, il présente et fait le café pour lui et son technicien. C’est là que son ouverture d’esprit devient flagrante. Il diffuse énormément de choses différentes, toujours avec le même degré d’exigence musicale et avec quelques obsessions. Mais il y a pire que Coltrane et Johnny « Guitar » Watson comme obsessions. Il parle tout les deux titres, à propos du précédent et du suivant. Et je me laisse absorber par sa voix. Où je prend des notes.

Hier soir j’étais gonflée à bloc. Je savais très bien quelle bête de scène j’allais avoir devant moi, et qu’il donnerait tout ce qui lui restait à donner après tout ces mois de tournée quasi incessante. Mieux, je savais que j’allais le voir en punk. J’avais allègrement traqué ses setlist de festivals. Et ils nous a attaqué avec un I wanna be your dog magnifique, nous hurlant de l’aider plus que ça à se lancer dans le concert. Le groupe à fond faisait sa part du job, il s’efforçait de rentrer dans le truc, il fallait qu’on fasse notre part. Avec Iggy un concert est un travail d’équipe. Il nous donne tout, la moindre des choses est de le lui rendre. Une fois qu’il nous avait avec lui, l’explosion The Passenger. Magique. Il est dans le coup, on fait ses chœurs. « Fuuuuck !!! » et Lust for Life. Et tout s’enchaîne. Pas de slam ce soir. Il a mal mais s’arrache, ne lâche rien. Continue de nous travailler sur et entre chaques titres. « Come on ! » et le groupe qui avait un peu baissé de pied sur le volume sonore remonte instantanément. Le gars de la sécurité ne le lâche pas du regard dès qu’il descend de l’avant scène pour aller se jeter contre les barrières, se frotter contre le premier rang, se faire prendre par le public. Il l’empoigne par la ceinture quand il pourrait bien escalader la barrière et les gens. Une sortie de scène rapide. Search and Destroy. Je ne touche plus terre. Ça sera le seul titre de Raw Power mais il y met tout son cœur. Gardenia, petite merveille de Post Pop Depression pour se donner de l’air pour conclure en punk par le Down on the street des Stooges. Avant de sortir poing en l’air il somme la sécurité de laisser « just one person ! » monter sur scène, hurle aux mecs d’aider une fille à passer la barrière. La fait venir avec lui à l’avant scène, intimidée elle lui dit son prénom à l’oreille, il nous la présente, la serre dans ses bras et l’expédie en coulisse pendant qu’il nous crie un dernier au revoir.

La setlist du concert

Dans le désordre (et avec d’autres choses) probablement toutes les émissions d’Iggy sur la BBC 6

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