Livre·Musique

Bowie par Eudeline (1/3)

Un diamant brut

Sept mois après sa sortie, je viens enfin de lire le dernier livre en date de Patrick Eudeline « Bowie, l’autre histoire ». Sept mois, où je suis progressivement venue à m’intéresser véritablement à Bowie. A dépasser ma connaissance (très) superficielle du sujet « David ». Je n’ai pas encore écoutée toute sa discographie studio. Mais je progresse. Et grâce à Patrick Eudeline j’ai désormais une vision beaucoup plus claire de sa trajectoire.

Le livre commence par un à propos bien senti. Le sujet, brulant. Qui nous a tous brutalement ramené à la réalité. David Bowie était mortel. « […]c’était un éternel jeune homme, celui qui ne pouvait et ne devais pas mourir, même si nous savions. » Quand on m’a appris la mort de Bowie, je n’ai pas compris. La phrase « David Bowie est mort » n’était pas normale. Il a fallut qu’on me la répète pour que je comprenne qu’elle existait vraiment. Le timing. Le timing était trop… invraisemblable. Patrick Eudeline enchaîne sur le sujet. La sortie de Blackstar et son anniversaire synchronisés trois jours plus tôt. La passion de toujours pour la science fiction, l’occultisme (qu’il détaillera plus tard dans le livre). La résurrection. Il n’y a pas eu de cérémonie funéraire. Le lieu d’inhumation est resté secret. Et si David Bowie c’était fait cryogéniser ?

On en reste là pour le moment. L’enfance, la jeunesse de Bowie. Ses parents, leurs disfonctionnalité. L’amour qu’il reçoit, contrairement à son demi frère, et sa demie sœur. Sa timidité extrême. Il est encouragé dans toutes les activités extra scolaire. Fait partie d’une chorale, mais c’est trop tôt pour ça. Il apprend la musique en autodidacte. Rentre dans une « Technical School », la où la plupart des rock stars anglaises des sixties iront dans des « Art School ». C’est une voie de garage. C’est l’occasion de toutes les expérimentations possible. Mais tout les rockers anglais, où presque, de cette période on à peu près la même histoire à raconter quand il s’agit de leur jeunesse. Vie en banlieue de Londres, middle class, art school. Découverte du rock. Échappées vers Londres. Premiers concerts au Marquee. Apprentissage. Premiers groupes. Chacun a son histoire, bien sur. Mais tout se recoupe. Le style très personnel d’Eudeline, marche à fond. Un style plein d’urgence. D’érudition rock. Passionné, cinglant parfois quand il tape sur un groupe, un chanteur, un rocker en particulier. Comme une fébrilité mêlée à une connaissance intime de son sujet. L’enfance et la jeunesse de Bowie sont remise en place, deux, trois mythes sont cassés. L’avantage de connaitre l’histoire à fond. Comme souvent, je pourrais prendre des notes à chaque pages. Et passer des heures passionnées à chercher des infos et de la musique à écouter.

L’attachement de l’auteur au premier disque de Bowie. Tant décrié par les fans. Le début de l’apprentissage. Un diamant brut.

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