Livre·Musique

Bowie par Eudeline (3/3)

Partie 1/3 : Un diamant brut

Partie 2/3 : L’âge d’or

La décadence dans la gloire

Pendant vingt quatre pages Patrick Eudeline règle son compte au David Bowie des années 80/90/2000. Il ne lui épargne rien. Et c’est aussi pour ça que j’aime le lire. Quand il n’est pas d’accord avec ce qu’un artiste fait/raconte, il tape. Autant il explique que Young Americans et Station to Station on été douloureux pour lui. Mais il les a écoutés en respectant l’artiste. Parce que Bowie était le héros du glam. Autant là…

La quête de gloire absolue, de richesse, qui passe par la normalisation est tellement antinomique de tout ce pour quoi les fans de Bowie, depuis Space Oddity, l’adore que la transition est insupportable. Mais ça va marcher. Alors que les connaisseurs le vénéraient pour sa différence, son ambivalence, sa démarche déterminée dans l’autre chose. Le grand public va le rendre culte pour ses tubes de l’ère MTV . « Ce Let’s dance bénéficie des débuts de MTV et est, pour le pire, quasi incontournable en cette triste année 1983. » La phrase résume bien la pensée. Et pour un puriste comme Eudeline la répulsion est on ne peux plus compréhensible.

On suit la multiplication des tentatives pour être normal. L’échec d’une carrière cinématographique. La proclamation de son hétérosexualité, pire, le refus des rumeurs et déclarations qui entourent les années 70 et sa bisexualité revendiquée. L’imaginer en train de régler lui même son micro sur les tournées Tin Machine. Normal. Mainstream. Pas Bowie du tout. Et sa rencontre avec Iman qui va lui apporter une stabilité. Bienvenue. Mais pas de renouveau artistique. Au contraire. Il ne précède plus la mode musicale, il la suit. Il tente désespérément d’être dans le coup. Eudeline a de l’affection pour Earthling. Sauve un disque au milieu de … douze autres.

« Et puis le come back. » The Next Day, imparfait, mais de nouveau une véritable recherche. Mais c’est le point de départ, celui qui enclenche la mythification (j’allais écrire canonisation, on peux peut être aller jusque là) de Bowie. Avant le brillant et point final. Blackstar. L’adieu parfait, le testament. Celui qui nous laisse tous orphelin.

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