Expo·Peintre

Art en nocturne

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Quand je vois des oranges, je pense à Michel Blazy. Ça remonte à 2007 et son expo Post Patman au Palais de Tokyo. Il travaille avec des aliments, créé des œuvres dont le sujet est l’aliment, crée des pièces avec. Et l’élément le plus marquant de cette expo était une série de demie oranges pressées, empilées les unes sur les autres à des stades différent de décomposition. Oui, la description est au mieux dégueulasse. C’est pas grave.

L’installation était suffisamment marquante pour que j’associe systématiquement des oranges à Michel Blazy. L’expo était, donc, très essentiellement composée de travaux sur les aliments, bien sur le propos s’attaquait à ce que peux bien être l’art contemporain. Quelque chose de périssable ? Quelle valeur est ce qu’on peux bien accordée à des demies oranges pressées empilées et moisies ? L’impact de l’expo est d’autant plus intéressant qu’il en a encore un sur moi et très régulièrement depuis neuf ans. Et je sais que je ne suis pas la seule. Mais je ne pense pas à lui que dans ce cas précis. Je pense à lui devant chaque œuvre mettant en scène des aliments. Cet été encore devant des photos de Vik Muniz à la Maison Européenne de la Photographie, photos de dessins où d’installations avec de la nourriture, j’ai eu une pensée pour Blazy.

Le Palais de Tokyo est un lieu pour lequel j’ai pas mal d’affection. Déjà, ses horaires d’ouverture me plaisent. Le musée est ouvert de midi à minuit. La possibilité de visiter une exposition à des horaires aussi variée, dans des états d’esprit aussi différent, que celle vue à l’heure du déjeuner, en cour d’après midi ou à une heure plus ou moins avancée dans la soirée. Le concept me séduit. Mais je n’ai souvenir d’y être allé que le soir. Et j’aime énormément ça. N’être que peu de personnes dans une expos. Déjà, ne pas visiter en étant serrée au milieu d’autre visiteurs après avoir fait deux heures de queue. Le bonheur. Et puis, un certain rituel, diner, à une heure « normale ». Pas tôt comme lorsqu’on va au théâtre et que la représentation commence à 20h. Et aller voir une expo.

Un autre souvenir d’un lieu culturel à la nuit tombée. Un soir, ayant du temps à perdre, je rentre dans la cour Napoléon du Louvre. Il est plus de vingt heures, le musée est fermé. Et c’est désert. Je veux dire, absolument désert. C’est extrêmement surprenant. J’ai déjà vu cette même cour un jour de fermeture du musée, mais en journée, il y a toujours des touristes pour aller prendre les mêmes photos que tout les autres face à la pyramide. Une fois à la nuit tombée, une autre facette de Paris et de ses monuments se dévoile. Et elle a un charme fou.

Pour en revenir au Palais de Tokyo, son décalage ne s’arrête évidement pas à ses horaires d’ouverture. Et c’est grâce à l’originalité de sa programmation que j’ai vu il y a onze déjà une exposition sur Robert Malaval. Je suis très curieuse des artistes que je ne connais pas. Si l’expo où le nom m’a été indiquée par quelqu’un pour l’avis duquel j’ai de l’estime, je fonce. J’ai peu de souvenirs de ce que j’y avais vu. Mais tout de même. M’installer dans un transat pour regarder des toiles dans la galerie d’un musée, ça n’a du m’arriver qu’une fois. M’assoir par terre, oui, plusieurs fois. Mais pas dans un transat prévu à cet effet. Et c’est aussi ça qui caractérise ce musée et ces expos, l’imprévu. Le truc que tu ne verra peut être qu’une fois, où qu’en tout cas tu n’as pas encore vu. Et je recherche ça.

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