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Jean Shrimpton, David Bailey et New York

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Il est photographe, c’est une star en devenir, il a un contrat avec Vogue. C’est sa muse, sa compagne, son modèle et ils partent à New York, travailler. Ça se passe en 1962.

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C’est un album de voyage très particulier, le couple David Bailey et Jean Shrimpton est envoyé par le Vogue britannique pour faire un sujet de quatorze pages. Ils sont chaperonnés par la rédactrice de mode qui écrira les textes accompagnant les photos. Et c’est tout. Ça parait fou. Le photographe n’a pas d’assistant, il change lui même les pellicules de son appareil, les photos sont pour la plupart prisent dans la rue. C’est l’équivalent des tournages de la Nouvelle Vague dans le Paris des années 50 et 60. Truffaut est d’ailleurs un des modèle de Bailey pour sa méthode de travail en pleine rue. L’équipe est tellement réduite, qu’ils font ça à deux. Jean Shrimpton se maquille et se coiffe elle même. C’est impensable aujourd’hui, où les séries de mode des grands magasines faites dans les rues bénéficient du même degré de préparation que celle réalisées en studio. Et où les éditions de Vogue sont à égalité en ce qui concerne les moyens, alors qu’à ce moment elles sont toutes les parents pauvre du grand Vogue US.

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Donc, les trois anglais arrivent à New York, et la rédactrice suggère à Bailey des photos qu’il pourrait faire … à Londres. Non merci, ça ne l’intéresse pas. Avec son modèle ils vont partir explorer la ville, prendre sa mesure et signer de magnifique mise en scène de la jeune femme anglaise en voyage en Amérique. Jean Shrimpton est d’une beauté, d’une fraicheur qui lui sont propre, elle a se nez en trompette, ses pommettes finement dessinées. Ses vêtements magnifiquement coupés, sans en faire trop. Mais toujours remarquable au milieu des anonymes. Et elle se promène en ville, les photos sont prises au milieu de la foule, à l’écart, parfois en intérieur, mais jamais le contexte n’est travaillé pour en mettre plein la vue. On est dans le vrai New York de 1962 avec elle. Et son ours en peluche. Elle le tiens à la main, il est posé sur une valise, nous salue adossé à une rambarde.

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Les photos de la série de mode augmentée des photos non retenues mais qui plaisaient à David Bailey et d’autres prisent en ville, pour le plaisir et retenir l’ambiance de la ville sont réunies dans un superbe livre des éditions Steidl NY JS DB 62 . Il a, seulement,  été édité en 2007. Et dans mes souvenirs je l’avait acheté à sa parution. J’étais alors en plein trip « années 60 ». Plus précisément filles des sixties. Avec Anita Pallenberg en reine du sujet. Je parlerais une autre fois d’un livre que je chéri, qui explore allègrement le sujet Egéries sixties. Jean Shrimpton fait partie de celles qui ont lancée le mouvement du swinging London. David Bailey est son plus grand photographe.

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