Documentaire·mode

British Style – Loïc Prigent

Avec son style décapant et ironique, Loïc Prigent passe le style anglais à la moulinette, dans son nouveau documentaire « British Style ». Il peut tout se permettre en s’appuyant sur son expertise, comme ici avec l’Angleterre pour laquelle il a manifestement beaucoup d’affection. Car derrière son ironie, il y a toujours beaucoup d’amour pour ce dont il parle. Il maîtrise parfaitement ses sujets et possède le recul et l’humour pour faire rire aux éclats. Il le dit lui même « C’est l’enfer et c’est pour ça qu’on aime ».

Avec Loïc Prigent tout y passe, le thé qui l’amuse infiniment, et nous avec, les vêtements, en tissu d’ameublement, ou ceux qui font passer les anglaises pour des fleurs ou des moutons. En n’oubliant pas les classiques anglais, le tweed, les tailleurs de Saville Row et les bottes Hunter remise à la mode en un week-end à Glastonbury par Kate Moss. Sans oublier l’accent, que ce soit celui de Margaret Tatcher, qui fait toujours une aussi bonne cible, ou le « cockney » londonien, mais aussi cette séquence ou l’on apprend à prononcer le « Ma’am » qui sert pour parler de la reine.

Mais on ne s’arrête pas que sur les vêtements et les habitudes anglaises, les gens sont au centre du documentaire. Les enfants et les soldats engoncés dans leurs uniformes. Les paris sur la couleur du chapeau de la Reine à Ascot. Les « Essex girls » et leurs maquillages et leur opposés les « Sloane » incarnées pour toujours par la Lady Diana d’avant son mariage, son collier de perles, sa jupe en tweed et son manteau Barbour. Ici les vêtements ne sont qu’un prétexte pour montrer et décripter la société anglaise dans un grand éclat de rire.

Eclat de rire provoqué également par le recul que les anglais ont sur eux même : leurs pulls de noël, la réinterprétation constante du style de la rue, mais aussi de la famille royale et de son decorum par les créateurs de mode, ce professeur de la Saint Martin School qui explique très consciement que les vêtements portable ne sont pas ce qu’ils attendent de leurs étudiants. Et puis il y a cette conclusion de Loïc Prigent qui soulignent que les classique anglais s’exportent bien tandis que les excentricités, elles, restent insulaire. C’est manifestement ce qu’il aime, et aussi ce que nous aimons de l’Angleterre. Cet humour décapant que les anglais peuvent mettre dans leurs vêtements n’appartient qu’à eux.

Le documentaire est visible intégralement dans cette vidéo.

 

 

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