Acteurs·Série

Revoir Luther

Pourquoi revoir une série datant d’il y a quelques années et désormais terminée ? Dans le cas de Luther les raisons sont multiples. On retrouvent des personnages aimés, ou marquant. On y retrouvent ce qui a été une série charnière des années 2010 et on s’offrent un retour sur les rôles d’acteurs que l’on a vu évoluer.

La première saison est une véritable plongée dans ce qui a fait le renouveau des séries policière européenne. Une ville, pas sous son meilleur angle, un flic borderline, voir vraiment peu fiable, mais extrêmement brillant qui parviendra avec difficultés à passer entre les mailles des enquêtes et suspensions diverses. Des enquêtes sordides pleinement ancrée dans la ville, sa triste réalité sociale et l’explosion médiatique de parfaits inconnus.

John Luther revient en service après une enquête qui ne l’a pas complètement innocenté mais ou il a bénéficié d’un doute raisonnable sur son rôle réel. Et tout de suite il est confronté à celle qui ne cessera plus de jouer avec lui à un petit jeu intrusif et sordide, Alice Morgan, psychopathe qu’il ne peux coincer pour les meurtres qu’elle a commis, car, elle a brillamment fait disparaitre les preuves. Il le sait. Elle le sait. Elle décide qu’il ne va pas s’en tirer comme ça. Elle va l’aider à travers les actions les moins avouables, mais qui lui sauveront si bien la mise qu’il ne pourra faire autrement que de mettre sa vie entre ses mains expertes.

Le John Luther d’Idris Elba est le flic bourru typique, imprévisible et brillant que l’on aime retrouver dans ce type de série. Le précédent de quelques années on connaissaient déjà la danoise Sarah Lund de la version originale The Killing. Elle a les mêmes caractéristiques. Instable, exceptionnellement douée, aucun respect de la hiérarchie et de la procédure. Mais ne se laissant pas manipulée pour autant par un.e tueur.se. C’est là qu’apparait Alice Morgan brillamment interprétée par Ruth Wilson. Quatre ans avant The Affair on voit sa duplicité à l’œuvre. La noirceur dans son regard, son ambivalence absolue qu’elle mettra au service de l’histoire à multiple narrateur de sa série actuelle. L’Alison de The Affair n’est pas visible ici, mais déjà cette mou, cette assurance qu’elle peut avoir est qui omniprésente ici. Bien sur, il lui manque la faille terrible d’Alison. Mais le personnage à des points communs.

Idris Elba a été pressentit pour être le prochain James Bond. Il semble que l’idée n’ait pas aboutie. On ne saura probablement pas pourquoi. Mais en revoyant Luther on redécouvre à quel point il aurait été un bon 007. Plus dans la lignée de Daniel Craig qu’il ne peux le sembler à première vue, on retrouve le côté très physique et impertinent de l’agent anglais. On y retrouve aussi une vulnérabilité possible. Et la fureur nécessaire.

Au final Luther parait parfois un peu comme un schéma de ce que les séries policière deviennent à présent. Des intrigues complexe ou noirceur profonde, influence de la technologie, flics bourru et parfois ripoux côtoient les criminels qu’ils devraient arrêter. Mais la série reste toujours très efficace et c’est un plaisir de retrouver John Luther et sa partenaire malgré lui, Alice Morgan.

Luther et Alice Morgan

Luther et Alice Morgan 2

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s